Les guerres éternelles


 
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 Renaissance...

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Eyaël
¤ Séraphin de la Sagesse

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MessageSujet: Re: Renaissance...   Dim 15 Juin - 19:53

Adonis était-il fou ou était-il tout simplement d’une bêtise affligeante ? Oui, était-il assez fou, ou bête, pour le provoquer, lui Eyaël, le séraphin de la sagesse, alors qu’il avait frôlé la mort et faillit explorer les plaines céleste en rencontrant une première fois l’ange sur les terres divines ? Un rictus passa sur le visage du séraphin tandis qu’il répondait lentement, d’une voix froide, glaciale et meurtrière comme la mort :

-Que sais-tu de la lâcheté Démon, toi qui est rongé, pourri jusqu’à l’os de cette chose infâme au point de ne pas t’apercevoir de ta propre faiblesse ? Que sais-tu donc démon, pour oser me tenir tête alors que tu es corrompu par les tentations dévoyées que le monde offre et auxquelles seuls les fous osent goûter ? N’es-tu donc pas conscient de ta pitoyabilité ? N’es-tu pas conscient de n’être rien à travers le monde qu’un moucheron que l’on écarte négligemment de la main lorsque celui-ci vous importune ? Car c’est ici que je vais t’écraser, sans haine ni remords, avec tendresse et amour ; amour de ce que tu étais. Je vais ôter de toi ce qui est définitivement mauvais, car j’ai pitié de ce que tu es devenu : un être immonde et pernicieux que le monde devrait conspuer, honnir, bannir par delà les confins de l’univers obscur ! Tu es si vil et si lâche que tu oses lever la main sur une petite ange innocente et ingénue, une pauvre enfant qui n’aspirait à rien d’autre qu’au bonheur les plus simples de la vie et non pas à l’horreur de la guerre ; elle éprouvait le désir si simple de serrer amoureusement contre elle son père et sa mère, avoir un peu d’amour et en donner à son tour ; elle voulait juste vivre. Elle n’était pas même capable de tenir une arme, et tu l’as tué ! Qui est lâche à présent ? Mais qu’importe cela, puisque tu en seras bientôt débarrassé, pour l’éternité.

Eyaël tourna la tête vers Ayaë un court instant. Celle-ci avait vraisemblablement senti quelque chose, quelque chose d’anormal. Et de tout proche. Cependant, tout entier à son ire, le séraphin ne se préoccupa guère plus de cela et reporta son attention sur Adonis qui le défiait du regard et le provoquait. Fou qu’il était ! Cette tentative de mutinerie était destinée au trépas avant même d’avoir put naître ! Eyaël était puissant, trop pour un simple démon comme Adonis. Aussi audacieux qu’il soit, c’était un combat que le maître flambeur ne pouvait sortir victorieux de cette bataille. Mais s’il voulait tenter l’expérience de la mort qu’il avait tant de fois distribué à tout hasard, véritable ange de la mort personnifié, soit ! Qu’il en soit ainsi, et que le courroux d’Eyaël sur lui s’abatte et l’envoie se noyer dans les méandres du Styx sans fin.

Le séraphin porta la main à son fourreau, et dégaina Daiichi, l’épée de lumière, reflet de la sagesse d’Eyaël. L’arme chuinta doucement en sortant de sa gaine, telle une promesse de mort ; un instant éphémère, la lumière accrocha sa pureté sur la lame nue et se réverbéra dans la pièce sombre et crasseuse. Eyaël jeta un dernier regard à Adonis, puis, plongea son esprit dans la magie.

Le monde est grand, le monde est vaste, le monde est une infinité de choses, des plus simples aux plus grandioses. Et toutes ces choses sont reliées entre elle par un lien invisible sur lesquels on peut influer, parfois même par le simple fait d’exister. Ces liens véhiculaient une masse d’énergie immatérielle et d’une puissance telle qu’elle pourrait détruire le monde entier. C’est cette énergie pure, cette essence même qui relie les choses entre elle, ce lien datant des temps immémoriaux qu’est la magie : il permet, en puisant l’énergie qui y coule sans relâche, de distordre l’unique réalité du monde et, par la même occasion, la perception de cette véritable réalité que tout un chacun possède. Eyaël, comme tous mages, avait le pouvoir de puiser une certaines quantités de cette matière afin d’en accroître considérablement les choses. Et ici, à Pékin, dans un lieu aussi peuplé de misère, la magie était un fleuve impétueux.
Le séraphin avait conscience de la limite de matière que son corps, son organisme, sa raison pouvait supporter. Son expérience et sa sagesse lui avait entrevoir la frontière de ses capacités.
Sans peur, il s’immergea complètement dans la magie, laissant son corps se gorger d’elle, se repaître de cette orgie tandis qu’en même temps, il laissait l’aura de son corps s’exprimer totalement, libre.
Lorsqu’Eyaël eut atteint la frontière de ses capacités, il cessa à regret le festin qu’il avait commencé et qu’il laissait à peine entamé.

Tant d’énergie coulait à présent en lui ! Et cette sensation de toute-puissance divine l’appelait encore, et longtemps, il résonnerait à ces oreilles.
Eyaël s’apprêta à frapper le démon qui ne pourrait résister. Trop de puissance l’assaille rait dans un instant, lorsque le glas de sa mort aurait sonné pour lui et l’emmènerait dans l’au-delà, heureux et reconnaissant.
Le séraphin interrompit son geste en percevant la scène qui se déroulait cependant devant ses yeux depuis quelques minutes déjà. Des nouveaux protagonistes venaient d’arriver. Parmi eux. Un vampire ! Que diable faisait là une de ces créatures buveuses de sang que tous bannissaient !
Vraisemblablement, l’être démoniaque s’en était pris à une petite elfe, dont Ayaë s’occupait pour le moment. Mais pour combien de temps encore, la déchue accepterait d’avoir une enfant dans les jambes. Ayaël, le séraphin le savait, ne s’embarrasserait certainement pas d’un gêneur. L’heur n’était plus aux questions, ni aux interrogations et aux supputations les plus folles : Il fallait agir.

En une fraction de seconde, Eyaël changea de cible, et fondit sur le vampire à une vitesse phénoménal, amplifié par la puissance de la magie. Le séraphin percuta l’être au niveau du plexus solaire en lui enfonçant la garde de son épée dans le ventre. Il ne fallait pas le tuer. Pas encore. Ce vampire, quel qu’il soit, si vil soit-il, était une source de savoir potentiel. Que faisait donc là quelqu’un de son espèce, en compagnie d’une elfe si jeune ? Ce n’était pas chose banal, et Eyaël voulait des réponses. En outre, peut-être que le vampire avait une information à lui fournir. Oui, il fallait l’épargner pour un peu de temps : Il pouvait encore se révélait être utile.


Dernière édition par Eyaël le Sam 28 Juin - 10:12, édité 2 fois
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Adonis
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MessageSujet: Re: Renaissance...   Dim 15 Juin - 21:29

Fou et lâche... Mais qui avait dit le contraire ? L'ange voulait se battre, il avait pourtant bien dit qu'il ne cherchait pas les ennuis non ? Peu importe. Adonis était prêt.

- Cette enfant est tout de même morte heureuse, dans les bras d'un homme en qui elle commençait à faire confiance... n'est ce pas mieux que de ne pas voir la mort arriver par un personnage bien plus effrayant que toi et moi ? Répliqua t-il sur un ton neutre.

Ayaë s'était exclamée entre temps. Non pour les arrêter, mais parce qu'elle avait senti une odeur. Le vil n'avait rien senti, mais il savait que l'odorat de la femme était beaucoup plus développé. Pour qu'elle se soit ainsi exprimée, il devait se passer quelque chose... Mais revenons en aux deux guignols...

À vrai dire il n'avait aucun remord sur la petite Aliciel. Il ne l'avait pas vraiment fait souffrir puisque son cœur a brulé en premier. Cet ange se croyait supérieur parce qu'il était Séraphin ! Parce qu'il était capable d'attaquer ses ennemis en traître et de se laisser corrompre par le mal un court instant afin de torturer, il pensait être plus puissant qu'Adonis ? Mais admettons que ce soit, vrai, qu'en savait-il ? Ce que savait le prince des flammes en revanche, c'est que la puissance de ce démon était à ne pas sous estimer, tout comme il ne sous estimait jamais celle de ses adversaires. Ce petit séraphin voulait se battre, soit. Lorsqu'il sortit sa brillante épée, les bras et les jambes d'Adonis commencèrent à grossir légèrement et à prendre une teinte noircie.

Il sentait la force, la puissance découler en lui. Il sentait les flammes de l'enfer se déverser en son corps, représenter un échange de flux concentrés et de force débordante. Une énergie que le démon aimait ressentir, une énergie qui ne lui faisait jamais défaut. Il se sentait grandir aussi bien intérieurement extérieurement, tandis que son adversaire faisait appel lui aussi à une énergie, mais angélique.
Alors que l'ange venait de lever sa lame pour le frapper, Adonis dégaina vivement ses armes pour s'apprêter à parer, ses lames étaient enflammées et lorsqu'elles toucheraient celle de l'autre épée, elle l'enflammerait également pour bruler le séraphin.
Seulement, ce dernier interrompit son geste...

Dans le dos du prince des flammes se déroulait une scène pour le moins insolite. Seulement ce dernier dut se mettre aux cotés de l'ange avant de se retourner, histoire de toujours avoir le Séraphin à l'œil au cas où.
Mais qu'est ce qu'il fichait ici ce vampire ? Ayaë s'était tout de suite précipitée pour aider l'enfant, quelle bonne âme ! Et Eyaël qui avait sauté sur l'occasion pour changer de cible. Il avait eu peur en vérité, c'est pour cela qu'il avait profité de la situation, comme si Adonis n'allait rien voir ! Enfin...
Voyant la déchue prendre le parti de la petite elfe, le démon posa son regard sur l'innocent tableau qu'il se voyait déjà peindre une fois chez lui. Une enfant secourue par cette menaçante déchue, et cet ange qui voyait déjà la tête du vampire comme un nouveau trophée.
L'adepte de Satan avait réagi lui aussi, il avait stoppé sa transformation. Inutile de faire fuir davantage de client, et ce serait bien bête de faire peur à la petite après.


- Quelle brute... Murmura t-il en regardant Eyaël blesser l'ennemi.

Il n'y allait vraiment pas de main morte et n'avait vraiment rien compris. Soit on le tuait, soit on le tuait ! Rhalala... ET s'il voulait en tirer quelque chose, faire souffrir c'était le travail d'un démon, pas d'un ange, Eyaël risquait gros là...


- Eh ! Interpella le prince en s'approchant des deux opposants. Il sortit une dague à lame bleue, une dague qu'il savait maudite tant la douleur qu'elle causait était immense. Puis il murmura à l'intention de l'ange, regardant gravement ce dernier. Laisse moi faire le sale boulot tu veux ?

En fait, c'était pour l'ange qu'il demandait ça. Si quelqu'un voyait faire Eyaël, si quelqu'un voyait ce séraphin torturait ce vampire, ce qui est le plus mal vu à Célestia, l'ange risquait gros, très gros. Tandis qu'Adonis, un de plus, un de moins...

Enfin après, restait à savoir si Eyaël avait encore assez de jugeote pour laisser son orgueil derrière lui...

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Ellena
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MessageSujet: Re: Renaissance...   Dim 15 Juin - 22:55

Le ravisseur hésita à avancer. C'est que l'aura qui se dégageait de cette déchue, car oui elle en était une, était bien plus imposante que toutes les auras qu'il avait senti jusqu'à présent. Il entrait sur un terrain dangereux, et c'était encore cette gamine elfe qui lui attirait les ennuis !

- Mais cette peste a des protecteurs partout ! S'écria t-il en serrant les poings.

À ce moment, il ne vit pas la masse dorée qui fondait sur lui...
Le vampire recula sous le choc, une giclée de sang sortit en même temps de sa trempe mais aussi de sa bouche, il posa ses deux mains sur l'épée qui venait de l'agresser. D'ordinaire, et comme tout vampire, il pouvait se régénérer de ses blessures. mais il fallait que l'arme soit retirée, et les attaques angéliques étaient beaucoup plus menaçantes et violentes que les autres. Le temps de régénération était alors plus long sous l'effet de la magie des anges. Un gémissement sortit de sa bouche, en même temps qu'un cri de surprise. Mais pourquoi cet ange ne l'avait-il pas tué ? Pourquoi cette cruauté à son égard ? Son aura était pure, il était donc bien un habitant de Célestia, mais... pourquoi ?


- Laisse moi... partir... Supplia t-il en s'écroulant lourdement sur le sol...


Tout s'était enchainé très vite pour elle, elle avait fermé les yeux par peur et ne se fiait à son petit flair et à ses petites oreilles pointues pour constater qu'aucun coup ne venait à sa rencontre. Dans son état, son humeur et ses angoisses, ses cheveux étaient d'un noir profond...Ses cris cessèrent aussitôt qu'une douce voix féminine lui parvint aux oreilles. Ce murmure, elle cru entendre un instant des paroles de sa mère, sa mère défunte qui lui disait de ne pas s'inquiéter, que tout irait bien...
Elle risqua un œil, et souleva ensuite l'autre paupière pour regarder avec des yeux ronds la jeune dame qui lui délivrait les poignets. Bien qu'elle voyait mal à cause des larmes qui rendaient sa vue flou, qu'elle était jolie ! Elle avait des longs cheveux, elle était toute jeune et possédait une voix très rassurante. Reniflant un grand coup, le cœur de la petite elfe se calma aussitôt. Cette dernière observait sa sauveuse comme s'il s'agissait d'un être fantastique venu d'ailleurs pour aider la fillette.
Elle l'observait les yeux écarquillés, comme un enfant qui venait de retrouver sa mère après des mois d'absence, en pensant qu'elle était morte. Pourtant ce n'était pas sa mère, mais elle venait de lui accorder une attention maternelle. Et puis il y avait une part en cette dame, une part qui donnait à cette enfant l'envie de lui parler, de lui faire confiance, exactement comme avec les animaux.


- Merci...madame... Bredouilla l'enfant en s'asseyant sur les fesses.

Elle ne pensait même plus à son genou sur lequel elle était tombée, d'ailleurs il y avait eu plus de peur que de mal.
Les oreilles de l'elfe se mirent en alerte, frétillant dans tous les sens lorsqu'elle entendit le cri du vampire. Elle eut alors pour réflexe de se jeter dans les bras de la déchue en fermant les yeux et contractant son visage sous la peur.


- J'veux pas qu'il m'attrape !

Elle serrait de ses petits bras la taille de sa sauveuse, n'ayant pas l'intention de la lâcher avant de se sentir plus en sécurité.

- Le vampire est maîtrisé par l'ange Lylie ! Et cette dame est une déchue, fais attention on ne sait jamais. Prévint la colombe qui se posa juste à coté de la déchue en regardant cette dernière avec curiosité. Le corbeau fit de même et ils restèrent aux cotés de l'elfe en attendant que la situation se calme.
D'ailleurs, les cheveux de cette dernière étaient passé du sombre noir à la couleur brune, encore foncée bien sûr...
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Ayaë Kihira
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MessageSujet: Re: Renaissance...   Lun 16 Juin - 20:01

Ayaë avait eu raison. Elle allait devoir intervenir... Eyaël et Adonis venaient de tirer leurs épées –l’aveugle l’avait clairement entendu– et le démon était en train de reprendre sa forme originelle... Etaient-ils fous pour entreprendre cela dans un café rempli d’humains ?
Mais, heureusement, ils se calmèrent en réalisant la présence du vampire et de la petite elfe... et en voyant la réaction de la déchue, aussi, certainement.

Ay, tandis qu’elle protégeait la fillette en faisant rempart de son corps, sentit le vampire hésiter devant son aura, puis faire un certain commentaire... Ainsi la petite avait d’autres protecteurs ? Ayaë devait bien avouer qu’elle ne comprenait pas cette remarque... Enfin, elle pourrait toujours demander à la petite en question... Une fois que la menace vampire serait éradiquée, bien sûr. Ce qui ne devrait pas prendre tant que temps, au vu de l’attaque si subtile et délicate du Séraphin... Sauf qu’il n’avait pas tué le buveur de sang. Quelle sorte de cruauté expérimentait là l’ange ? En était-il toujours un, en définitive ? Peut-être, mais alors il était encore plus près de la déchéance qu’Ay ne le pensait... Sauf qu’à présent, Adonis, par une sollicitude douteuse, souhaitait s’occuper de « ce sale boulot »... C’était nouveau, ça... Mais l’aveugle ne prit pas le temps d’analyser plus que ça la situation...
Non, en effet, la petite elfe venait de se jeter dans ses bras en prononçant des mots d’une voix apeurée. Ay lui caressa doucement le dos.


- Ne t’inquiète pas...

Ce n’est qu’alors qu’elle perçut les deux oiseaux, perchés non loin d’elle et de la gamine. Que faisaient-ils là ? Des « amis », si on pouvait en parler ainsi, de l’elfe ? Oui, sûrement... La déchue tourna la tête dans leur direction, et un léger feulement sorti de sa gorge. Elle n’aimait pas se sentir surveillée par du gibier –car ces oiseaux n’étaient rien d’autre que de la nourriture pour le félin qu’elle était– quoi que ce gibier puisse être.

Mais elle oublia bien vite ce détail pour remarquer quelque chose d’un peu plus important. Autour d’eux, en effet, la salle était, ou pétrifiée d’effroi, ou agitée d’horreur. Les humains transpiraient la peur. Encore quelques minutes comme cela et les clients s’enfuiraient en hurlant... Et bien évidemment, le tout remonterait aux Enfers et à Celestia, et on accuserait les trois protagonistes d’avoir causé une pagaille monstrueuse... Il faudrait donner des explications, et, au final, ce ne serait qu’une perte de temps... Et la déchue détestait perdre son temps. Et c’est donc pour cela que, comme Eyaël quelques instants plus tôt, elle s’immergea dans le flot de magie qui dansait autour d’elle...

Pour elle qui ne pouvait voir, la magie était un merveilleux ensemble de sensations, de bruits et d’odeurs, un maelström dans lequel elle se plongeait et duquel elle pouvait retirer des choses défiant l’imagination... Et c’était principalement pour cette précédente raison qu’Ayaë utilisait si peu souvent la magie. Pour elle, cette technique ne permettait que de contrefaire de façon grotesque la réalité, alors qu’il était si facile, et bien plus noble, de s’adapter au concret sans vouloir le modifier. Mais, en cet instant-là, utiliser la magie s’imposait et, bien que ne l’aimant guère, Ay devait avouer que le sentiment de puissance qui l’envahissait lorsqu’elle se noyait dans le flot magique était bien agréable. Mais elle ne s’extasia pas devant ses sensations si plaisantes et revint à son but premier.
Et c’est ainsi qu’au bout de quelques secondes, les humains, pour une raison étrange, éprouvèrent tous, d’un seul coup, le besoin irrépressible de faire une petite sieste. Comme ça, ils n’auraient pas le temps d’avoir peur...

Un imperceptible frisson parcourut Ayaë, alors qu’elle retrouvait la réalité qu’elle avait plus ou moins quittée en endormant les clients du bar. Un frisson... Un avertissement. Son instinct lui disait que quelque chose n’allait pas... Oui, le vampire était bien trop docile, même pour un vampire, c’était étrange. La déchue avait la désagréable impression que ce buveur de sang se fichait d’eux. Et, le plus souvent, ces impressions-là se révélaient étonnamment exactes...
Elle baissa les yeux vers la petite elfe qui s’accrochait toujours désespérément à elle.


- Tu veux bien me lâcher ? Je vais te montrer pourquoi il ne t’attrapera plus jamais... Mais, dis-moi, tu n’as pas peur des animaux ?!

Tout en parlant, Ay s’était doucement séparée de la fillette. Et comme sa question à propos des animaux n’en était pas une –non, bien sûr qu’elle n’avait pas peur des animaux, elle était une elfe après tout– l’aveugle n’attendit pas de réponse...
L’espace d’un battement de cœur, et elle s’était fondu dans son moi animal. Quelques secondes auparavant, elle était une jeune femme au physique certes singulier, mais une jeune femme quand même... L'instant d'après se dressait à sa place une énorme panthère à la fourrure d'un blanc immaculé. Seuls ses yeux vides n'avaient pas changés.
Ainsi, sous cette forme, Ayaë serait plus apte à réagir si son pressentiment se matérialisait. Et il fallait avouer que l’once qu’elle était se sentait étrangement confiante avec cette petite fille... C’en faisait des choses bizarres, certes, mais ce n’était peut-être pas tout à fait l’endroit et le moment pour y réfléchir. Le félin se posta donc aux côtés de la fillette, toujours aussi menaçant envers le vampire...

Et il faisait bien car le vampire en question venait de se libérer de l’épée d’Eyaël avec une facilité déconcertante... Ses précédentes paroles suppliantes semblaient être oubliées. Il avait effectivement l’air de s’être bien moqué de l’ange...


[Et bah vi, parce que sinon c'est trop facile et pas drôle du tout !... Razz ]
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Eyaël
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MessageSujet: Re: Renaissance...   Mar 17 Juin - 12:54

Le sang gicla et abreuva le sol avide du liquide vital s’échappant à gros bouillon de la plaie du vampire. Une odeur puissante emplissait peu à peu la pièce ravagée, une odeur forte, âcre, pernicieuse : une fade senteur de mort. Et la mort se mêlait au sang, et le sang à la terre et de ce mélange infâme résultait une espèce de fumée immatérielle, une sorte de voile invisible qui cependant épanchait l’ombre de ses attraits sur toutes les races peuplant le bar.

Eyaël retira lentement l’arme du corps du vampire. Celui souffrait, mais l’intuition de séraphin vagissait en lui de ne pas se fier à cette frêle apparence, car bientôt elle se briserait et la véritable image de ce qu’était cet être buveur de sang apparaitrait au grand jour, paré de ses plus beaux attraits. Car malgré les gémissements pitoyables, les vaines supplications du vampire, Eyaël avait la certitude que celui-ci jouait une comédie savamment préparé pour mieux le surprendre. L’aura malsaine et sordide, cette aura malfaisante et grandissant que le séraphin sondait grâce à la magie et qui émanait de l’être démoniaque, sans foi ni loi, lui confirmait cette désagréable impression : il était en train de se faire manipuler.

L’arme émit un bruit singulier en sortant de la plaie encore béante du démon. Du sang ruisselait le long de la lame et goutait sur le sol nue et froid ; un éclat glacial semblait courir le long de cette même lame, accompagnant les sillons pourpres. Mais l’attention du séraphin était focalisée sur bien autre chose qu’un aussi futile détail :
La blessure du vampire ne saignait plus, les chairs se rejoignaient, se reformaient ; il se régénérait, et à quelle vitesse !


-Non démon, répondit brutalement Eyaël. Je ne te laisserai pas accomplir ce que tu appelles si iniquement « le sale boulot » ; car à mon sens ce n’est point un travail ignoble, mais une tâche pénible et éprouvante qui est cependant inéluctable et qu’il faut effectuer avec le plus de noblesse dont on dispose et avec toute la vertu qui est mise à notre disposition. Car, sache-le, si je n’ai pas tué ce vampire, il y’à une raison à cela. Ne m’aurai-t-il pas été si facile de mettre fin à son existence ? Un coup d’épée bien placé, et tout était dit : un dernier soupir, une dernière prière au Prince de l’ombre, aux maîtres des enfers, et une vie était brisée. Et cependant, je ne l’ai pas fait, je l’ai laissé vivre, vivre pour quelques instants encore ; vivre pour que nous puissions obtenir de lui les réponses que nous voulons –ou du moins que je désire- connaître.

Une énergie énorme emplie la pièce tandis que Ayaë endormait pour un éphémère instant les humains présents sur les lieux de la scène. Eyaël lui jeta un regard entendu. Ces hommes, si miséreux soit-il n’avait pas à être confronté à des puissances qui dépassaient la leur ; ils ne devaient pas être dans le maelström de la guerre, de la tuerie et des secrets terribles. Cela était le domaine des anges, des déchues et des démons, non pas celui des hommes et des elfes. Survivre était amplement suffisant pour eux, ils n’avaient pas d’autre avenir que de voir le char du soleil s’envoler dans le ciel suffocant qu’occultait en permanence un épais voile de nuages noirs et de pollutions grisâtres et retomber lourdement, le soir venu. Ainsi devaient-il demeurer, ignorant et heureux pour qu’à jamais règne en eux ce sentiment de toute-puissance qui les caractérisaient, ce sentiment décadent qui en faisait des êtres à part, avides, concupiscents et pervers, mais aussi des êtes géniaux à la sensibilité exacerbée et à la bonté parfois incommensurable lorsque l’heure était propice aux généreux dons.

Puis, d’apparence humaine, Ayaë devint once, un terrible fauve prête à déchiqueter membres, muscles, tendons, nerfs, os. Elle aussi était prête à bondir pour terrasser ce vampire qui avait eu l’audace folle de mettre sous son joug stupide une petite elfe si jeune encore, si innocente et ingénue qu’elle en était venu à demander de l’aide à l’une des plus puissantes déchues. Sans même savoir à qui elle s’adressait ; la peur, la terreur l’ineffable sentiment d’être cerné d’ennemis l’avait poussé à des extrémités que seul ces sentiments peuvent provoquer.

Et la déchue avait répondu à la faible prière de la jeune elfe. Elle ne connaissait ni son nom, ni son passé, ni même son avenir –en avait elle un d’ailleurs ?-, Elle savait juste qu’un être avait besoin d’elle ; et la terrible Ayaë avait répondu à l’appel insensé d’une elfe en péril. Les êtres étaient sibyllins animés par des choses au-delà de l’entendement et La déchue ne faisait pas exception à cette règle, ce dogme de l’humanité qui régissait l’humain comme toutes les races.

Eyaël reporta son attention sur le vampire. Celui-ci était à présent complètement rétablit, et semblait demander, dans son regard, une vengeance qu’il n’hésiterait pas à prendre lui-même. Jetant un bref regard à la ronde, le séraphin raffermit sa prise sur son arme, se remit en garde, puis, reprit son apparence angélique, son apparence originelle dans laquelle son aura était la plus puissante, dans laquelle la magie coulait à flot, fluide, chaude et intense. Deux ailes, immenses, d’une blancheur immaculée apparurent dans son dos tandis que sa silhouette se métamorphosait légèrement : Il devenait plus grand, plus large, plus puissant, il devenait imposant.

Le vampire ne s’émut cependant pas du comité qui l’accueillait l’arme aux points, le sourire aux lèvres avant de le faire trépasser. Insolemment, il prononça à voix basse :


-Et c’est tout ? Tout ce dont des êtres pitoyables comme vous ont à offrir ? Allons, ne soyez pas stupide, c’est un combat qui est inutile et vain pour tous : rendez moi mon bien et restons en là. Dans le cas contraire, je n’aurais d’autre choix que de forcer le destin et de récupérer par moi-même ce qui de droit me revient.

-Tais-toi, Vampire, lui lança Eyaël sans ambages. Cette petite t’as fui et nous l’avons récupérer, elle nous appartient à présent. Si tu tiens tant que cela à nous la reprendre, viens donc l’arracher à nos griffes. Mais si tu crains pour toi et ta vie, alors pars, pars loin d’ici ou n’attends que le triomphe de nos armes et notre à gloire à tout trois ; tu ne trouveras ici pour toi que mort et désolation. Pars, te dis-je et ne revient pas ! Il t’arriverait malheur ! Mais avant de laisser ce lieux en paix, réponds à mes questions car il y’a trop d’interrogations sans réponses qui m’intriguent : Que faisais-tu en ce lieu en compagnie d’une jeune elfe que tu tenais en captivité ? Dis-moi vampire ce que tu allais faire d’elle, allais-tu la bénir et la baptiser dans une église sacrée ou allais-tu plutôt sucer le sang de ses entrailles et la laisser morte une fois repus ? Allons, parle ! Que faisais-tu à Pékin une ville humaine ou rien ne t’attends pas même un bon repas ? Que cherchais-tu en ces contrées pour toi maudite ? Ne me fais point attendre, ma patiente piaffe et bientôt, se transformera en tentation de meurtre ! Réponds donc, démon, de tes réponses dépendront ton sort.
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Adonis
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MessageSujet: Re: Renaissance...   Mar 17 Juin - 13:22

- Ben j'avais bien compris... Grommela le démon en soupirant.
Très bien, si cet ange voulait... Eh oui...
Le prince des flammes laissa un sourire narquois naître sur ses lèvres. Il regarda un instant Eyaël puis lâcha sur un ton naturel, un peu enjoué.


- Lorsque tu vivras aux enfers, pense à passer à ma demeure que je te fasse goûter, un vin de Londre...

C'était comme si le Séraphin faisait tout pour entrer dans la déchéance, et s'il ne s'en rendait pas compte alors autant le prévenir.
Quelques secondes plus tard, il sentit une imposante aura surpasser celle des autres. Les humains s'écroulèrent tous un à un pour se lancer dans un gros dodo, tandis que la responsable se métamorphosait en panthère des neiges. Magnifique d'ailleurs... Encore plus agressive, ça donnait envie au Prince de grogner, mais encore fallait-il qu'il sache le faire.

En face, le vampire se relevait avec aise, sa plaie se régénérait sans problème et un sourire avait naquis sur ses lèvres. Il parla, à la manière de l'ange d'ailleurs, d'une voix calme afin de réclamer son du. C'est vrai quoi, il l'avait attrapé cette gamine, c'était sa proie ! Alors c'était son problème.... Mais la déchu et l'ange ne semblaient pas du tout du même avis, alors valait mieux ne pas exposer cette idée.
Petit à petit, le corps du Prince avait repris sa transformation, et il reprenait sa forme originelle plus grande et massive et plus effrayante. Sa peau noircissait et ses cheveux s'enflammaient. La chaine à pics plantée douloureusement dans son bras réapparut et il ne put s'empêcher de la faire claquer au sol, guidé par l'excitation.
Le Séraphin avait ensuite tenu un discours (encore) en posant divers questions au vampire. C'est sûr que ce dernier allait tout de suite répondre, il n'était pas vraiment en position de faiblesse. Enfin si, peut-être un petit peu...


- Le sage a parlé. Lâcha Adonis sur un ton sarcastique une fois qu'Eyaël avait terminé sa tirade.

- Moi je dirais plutôt qu'il est venu pour lui faire goûter les plats asiatiques.... reprit-il sur un ton moqueur

Le démon voulu se diriger vers les deux filles, mais il se demanda un instant si une petite qui avait peur d'un vampire, n'aurait-elle pas peur devant lui aussi... Finalement il se retourna et se dirigea vers les deux hommes qui se faisaient face. Oui, il avait une meilleure place parmi eux ! Le prince des flammes se posta aux cotés de l'ange, tout en gardant ce dernier à l'œil.


- Je ne vais pas te laisser t'amuser tout seul non plus.

Il se mit lui aussi en position de garde, laissant un sourire béat et méchant faire grimacer son visage noir aux yeux jaunes.

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MessageSujet: Re: Renaissance...   Mar 17 Juin - 13:50

En plus d'être jolie, cette madame était extrêmement douce...C'était l'impression qu'avait l'enfant lorsque la déchue lui caressa le dos. Elle senti une sensation de chaleur et de sécurité qui rassura aussitôt la petite. Mais la peur revint lorsque la dame lui demanda de la lâcher, et s'écarta doucement de son étreinte.
La grande personne lui demanda si elle aimait les animaux. Et comment qu'elle les aime ! C'était en général les seuls êtres en qui elle avait confiance et qui l'avaient toujours aidé sans problème ! Mais la petit n'eut pas le temps de répondre que, sous ses yeux, une immense once apparut à l'endroit où la dame se tenait. Est ce qu'elle l'avait mangé ? ou si ça se trouve... C'était la madame ! Inconsciemment un grand sourire illuminait le visage de l'enfant dont les cheveux devenaient plus clairs.

Les oiseaux au contraire eurent un mouvement de recul lorsqu'un feulement était sorti de la gueule de la panthère. C'est pourquoi Cornac et Colomba préférèrent prendre leur envol pour se poser en hauteur, sur les ventilateurs éteints du restaurant.

Ellena était totalement admirative devant le tour de magie. émerveillée, elle n'avait d'yeux que pour le fauve majestueux qui se dressait bravement devant elle pour la protéger autant de son respect que de sa puissance. L'enfant leva un bras, puis elle risqua une caresse sur le doux pelage de l'animal.


- J'avais jamais vu aussi belle que toi... Lâcha t-elle dans son langage animal.

Ce langage n'émettait pas un grognement ou rugissement, mais elle ne faisait qu'ouvrir la bouche pour qu'un son en sorte, un son que seul les animaux entendaient et comprenaient. Parce que lorsqu'un animal communiquait avec un autre, on voyait bien qu'un bruit ne sortait pas de sa gueule. Sauf peut-être pour les oiseaux qui prenaient plaisir à laisser s'échapper leur voix mélodieuse.

Puis, la voix du vampire la fit tressaillir, et l'enfant leva les yeux vers le danger. Elle avait déjà oublié son ravisseur, obnubilée par la présence féline de sa nouvelle amie. Ce qu'elle vit fit à nouveau accélérer le rythme cardiaque de son cœur. Le vampire qui souriait, très mauvaise signe, une énooooorme masse dorée qui lui faisait face, qu'est ce qu'il était grand ! Et une énoorme aussi masse noire à l'allure effrayante. Si un de ces trois là approchaient l'enfant, elle hurlerait...


- Tu vas me protéger contre eux hein ? Fit la fillette d'une voix plaintive, dans son langage normal.
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Ayaë Kihira
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MessageSujet: Re: Renaissance...   Mar 17 Juin - 20:41

Ayaë, à présent sous sa forme animale, sourit intérieurement à la réplique que lança Eyaël à Adonis. Il expliquait pourquoi il ne laisserait pas le « sale boulot » au démon... Certes, il y avait une part de vérité dans ce qu’il disait, ce qui n’empêchait que... la déchéance n’était pas loin. Ce que le Prince des Flammes lui fit sentir en une phrase, une fois n’est pas coutume, détournée et pleines de sous-entendus...
Mais la déchue n’eut pas le temps de s’amuser un peu plus de l’affrontement verbal de ces deux protagonistes... Non, en effet, car la petite elfe venait de lui parler. Mais non pas dans le langage courant, mais celui des animaux. Il fallait avouer qu’Ay était clouée. Quoi que, ceci expliquait cela... Le fait que son moi panthère ait l’air si à l’aise avec cette fillette... Qui d’ailleurs lui faisait un compliment. L’once tourna la tête vers l’elfe. Son rictus, s’il pouvait paraître effrayant pour une personne inattentive, ressemblait fort à un sourire tout ce qu’il y a d’humain... Le clin d’œil que fit ensuite le félin avait tout de conscient, également.

Mais l’aveugle fut vite rappelée par un évènement légèrement plus important...
Pourquoi fallait-il donc qu’elle ait toujours raison ? Pourquoi ce pressentiment s’était-il, comme tant d’autres auparavant, révélé exact ?... Pour une fois, oui, elle aurait tant aimé s’être royalement plantée...
Sauf que ça n’était pas le cas. Le buveur de sang se montrait finalement bien plus puissant qu’il n’y laissait paraître quelques instants plus tôt et paraissait bien sûr de lui, aussi... Certes, il pouvait être fort. Mais se rendait-il réellement compte qu’il avait devant lui l'un des plus puissants Séraphins, le si renommé Prince des Flammes et une déchue appartenant au très fermé 8ème Cercle ? S’il le réalisait vraiment, alors il était fou. Complètement fou. Qui espèrerait survivre à de tels adversaires ? Surtout s’ils l’attaquaient en même temps... Oui, ce devait être ça. Le vampire était cinglé.
La fillette devait l’avoir senti, elle aussi, avec cette sensibilité étrange que manifestaient les enfants, comme le démontraient ses soudaines paroles angoissées... Sauf qu’il y avait un problème dans sa phrase. « Eux » ? Il n’y avait qu’un vampire, pourtant... Sauf que... Ayaë ne mit pas longtemps à comprendre. C’était vrai qu’Eyaël et Adonis devaient avoir leur part de terrifiant...


- Oui, je te protègerai, c’est promis. Mais seul le vampire est méchant. Les deux autres, ce sont des copains à moi. Ils font un peu peur c’est vrai, mais en fait ils sont gentils, répondit-elle à la petite elfe, dans le même langage animal qu’elle avait employé quelques instants plus tôt. Car, si elle le parlait, elle devait aussi le comprendre.

Puis elle reporta son attention sur les trois hommes qui faisaient si peur à la fillette... Quelques instants auparavant, Ay avait senti, avec une surprise mêlée d’indignation, les transformations de l’ange et du démon... Avec de l’indignation, oui, car elle-même ne se rabaisserait jamais à reprendre sa forme originelle contre une créature ayant besoin de se nourrir du sang d’un être aussi innocent que l’elfe pour vivre, aussi forte paraîtrait-elle... C’était une question de fierté et d’honneur, et la déchue avait depuis longtemps démontré qu’elle ne dérogeait jamais ni à l’une ni à l’autre. Mais, malheureusement, ce n’était visiblement pas le cas de ses deux alliés du moment... Selon son point de vue.

Puis Eyaël offrit sa réponse à l’ordre si hautain du vampire. Ce dernier, bien loin d’être impressionné, se contenta d’un petit sourire narquois et de quelques mots...


- J’avouerai que je préfère de loin ta deuxième solution... La baptiser serait bien trop ennuyeux. Quant au reste de tes interrogations, qu’elles restent sans réponses. Je n’ai de comptes à rendre à personne, et encore moins à un ange.

L’once, auparavant d’apparence détendue, sembla se montrer bien plus attentive à la suite de ces paroles... Certes, ce buveur de sang était fou. Ce qui n’empêchait qu’il semblait un peu trop confiant et malin pour être négligeable. Mais... ce n’était pas comme si un tel être pouvait impressionner Ayaë.

- Bien que sur ce dernier point je sois tout à fait de ton avis, le reste n’en reste pas moins inacceptable. Cette petite est sous ma protection, mon chou. Si tu le contestes, libre à toi de venir la chercher. Sache simplement que, si tu oses la toucher encore une fois, je me ferais un plaisir de faire de toi mon prochain repas. Ce qui tomberait bien, en fin de compte... J’ai faim.

La panthère eut un nouveau rictus, dévoilant ses canines acérées, et lui donnant une expression tout à fait carnassière. Les précédentes paroles venaient bien évidemment d’elle qui, bien qu’inapte à produite un langage articulé puisque transformée en félin, n’était pas moins capable de prononcer par la pensée des mots à destination d’un certain vampire... Après, compte tenu du grade d’Eyaël et d’Adonis, il était tout à fait probable que ces derniers aient entendu ces phrases-pensées.

L’aveugle se tourna ensuite vers la fillette.


- Tu devrais aller te cacher sous la table juste derrière toi. Demande à tes amis les oiseaux de venir te tenir compagnie, si tu veux. Moi, j’vais faire ce que j’t’ai promis. Et je vais aider les deux affreux, là-bas. Ils font peur mais ils sont incapables de se passer de moi, en fait.

Si ses derniers mots ne visaient qu’à rassurer la petite elfe en la faisant rire, Ayaë était totalement sérieuse lorsqu’elle demandait à la fillette d’aller se cacher. Elle attendit donc qu’elle s’exécute pour s’éloigner légèrement. Enfin, s’éloigner. Disons simplement que l’once se glissa avec sa légèreté coutumière entre le Séraphin de la Sagesse et le Pince des Flammes –qui venait d’énoncer clairement qu’il refusait de laisser Eyaël s’amuser tout seul.

- Moi aussi j'veux faire mumuse.

Cette fois, les mots, pleins de sous-entendus menaçants, étaient destinés aux trois protagonistes.
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MessageSujet: Re: Renaissance...   Mar 1 Juil - 21:42

Les vampires. Une race ancestrale qui poursuivait des buts inconnus et était connu pour leur étrange caractéristique qui était celle de boire le sang d’autres êtres afin de se nourrir. Cette pratique, ce rituel dégoutant avait toujours révulsé Eyaël. Comment pouvait-on prendre du plaisir à goûter le liquide vital d’un individu qui se débattait, criait, hurlait de désespoir en sentant sa vie fuir hors de lui en même temps que son sang ? Il fallait-être un monstre pour s’enivrer ainsi de choses telles que celles-là. Car ce n’était pas pour leur seul plaisir que les vampires s’abreuvaient ainsi de sang, comme les hommes de vins. Il le faisait par plaisir, parce que cela faisait frémir leur corps tandis qu’une douce extase se déversait en eux, les réduisant à l’état d’animaux uniquement animés par leurs pulsions de désirs qu’ils devaient assouvir, qu’elle qu’en soit le prix à payer, qu’ils doivent tuer ou non, qu’ils doivent faire souffrir ou répandre derrière eux le bonheur. Ils s’en fichaient : seul importait eux même. C’était des êtres égoïstes, tournés vers eux même ; des êtres concupiscents à la face ravagée par leurs désirs sans cesse plus grands, ne connaissant pas de limites tant ils étaient démesurés.

Ce prince de la nuit suceur de sang n’y faisait pas exception. Il ne vivait que pour boire la vie d’un autre, et ne s’en privait pas. Il avait réservé ce destin à des myriades d’humains, d’elfes ou d’anges, peu importait leur race du moment qu’il pouvait assouvir son désir. Mais aujourd’hui, il était temps pour lui de mourir et de sentir à son tour la sensation du sang s’échappant de son corps, se répandant sur le sol et le ternissant ostentatoirement d’une abjecte teinte pourpre.


-Et bien à défaut d’un baptême sacré, Vampire, tu auras droit à un baptême de sang ! Quant à tes réponses, que tu me refuses, et bien garde-les pour toi ! Nous nous en passerons bien, d’autant qu’elles doivent être remplis de mensonge, transpirer la haine et la fausseté, exhaler le mal.

-Pense ce que tu veux, espèce de piaf, répondit le démon du sang du tac au tac, mes informations sont peut-être moins erronées et empreintes de fourberie que tu ne le penses, mais cela, tu ne le vérifieras jamais. Puisque je transpire la haine et la fausseté, que j’exhale le mal, que je suis un être définitivement corrompu par Satan, tu vas me tuer n’est-ce-pas ? Hein ? Tu ne vas pas résister à ton désir de m’écouter et tu vas m’envoyer « sans haine mais tendrement » dans l’au-delà où je pourrais purger mes péchés non ?

-C’est exact, la prochaine lune que tes yeux contempleront sera celle des cieux. Cela ne te fait-il donc rien de savoir que ta vie s’achève ici ?

-Tu es ridicule, ma vie ne s’achève pas ici, et tu le sais parfaitement, l’ange. Tu as besoin de moi, tu l’as toi-même dit implicitement. Peut-être me blesseras-tu, peut-être serai-je à deux doigts de cette mort dont tu parles depuis tout à l’heure, mais tu ne me tueras pas. Pas tant que je n’aurais pas révéler ce que je sais, ou que j’ai eu l’utilité que tu veux que j’ai.

Eyaël ne répondit pas. Silence évocateur : le vampire avait raison, le séraphin ne pouvait le nier. L’argument de l’ange n’était qu’un subterfuge pour lui d’obtenir ce qu’il voulait. Mais la perversité du démon, sa malignité était bien plus grande que celle d’Eyaël et il n’avait eu aucun mal à percer à jour sa ruse. Raffermissant la prise de ses mains sur son sabre, Eyaël se laissa à nouveau submergé par la magie. La force grandit en lui, dépassa l’entendement, et un halot de blancheur immaculé, pur se forma autour d’Eyaël. Rayon de soleil, clarté purifiante, angéliques éons, tout cela semblait réuni dans ce halo de blancheur magnifique et remplie d’une divinité céleste qui dépassait les mortels, la nature elle-même transparaissait à travers ce déploiement d’une puissance démesuré.

-Tu es d’une présomption sans égal et d’une bêtise ineffable.

L’ange ne parla pas plus. Il n’était plus temps de tergiverser, de discuter d’une aussi futile chose : ce qui devait être accompli devait l’être. De quelques manières que ce soit. Il y’avait des actes en ce monde, des buts purs qui justifiaient tout et passaient avant même les lois les plus sacrés. Et cet objectif, CES objectifs même, étaient de ceux là. Car le démon était une source d’information potentielle non négligeable pour la découverte de la vérité, mais c’était aussi le bourreau de la pauvre petite elfe que Ayaë avait pris sous son aile.

A ce propos, la déchue, sous la forme d’une once, s’était posté à côté de lui et avait grogné quelques mois d’une vois inhumaine, chaude et caverneuse, contrastant avec sa voix presque fluette lorsqu’elle prenait forme humaine. Le séraphin lui fit un clin d’œil railleur puis, reporta son attention sur le vampire qui n’avait pas bougé.


-Alors ? Railla ce-dernier. Prouve-moi donc que je suis bête, pour le moment, je ne contemple que l’étendue de la tienne et ta présomption de pouvoir me vaincre.

Eyaël concentra la magie qui coulait à lui lentement, doucement chaudement, lui conférant force et puissance, dans son épée, cette flamberge énorme capable de transpercer l’acier le plus dur, de fendre le roc et de faire couler des fleuves de sang, reflet du désespoir ainsi engendré. L’épée se mit à briller, de plus en plus fort, de plus en plus intensément, jusqu’à ce que la lumière se dégageant d’elle en devienne aveuglante.

-Démon, chuchota-t-il à l’intention d'Adonis, si tu ne veux pas me laisser m’amuser seul, tiens toi prêt ! Et toi de même Ayaë, je sens que ce vampire possède quelque chose de particulier.

Sans rien prononcer de plus, Eyaël, se référant au flot d’énergie se dégageant du démon pour viser. La lumière s’intensifia plus encore, atteint son apogée, puis, promptement, se désolidarisa de l’épée, en gardant cependant la forme, pour fuser tel un éclair d’or vers le vampire. Eyaël recula de quelques mètres sous l’impulsion, mais ne prit pas le temps de se stabiliser, déployant ses larges ailes, il s’envola à travers le toit détruit qui laissait filtrer la leur tamisée de la lune et l’épanchement de lumière cendrée des astres lointains.
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Adonis
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MessageSujet: Re: Renaissance...   Jeu 3 Juil - 16:58

Et blabla... Et blabla bla... blabla... Et puis quoi encore, blabla peut-être ?
Adonis se demanda un très court instant ce qu'il fichait là. Quand il devait y avoir de la baston, quand l'heure faisait place à la bagarre, alors ils faut se taper dessus ! On aurait dit que l'ange cherchait d'abord une victoire morale avant de se défouler physiquement. Stupide, de toute manière lorsqu'on tue un ennemi, quel qu'il soit, on est vainqueur aussi bien moralement que physiquement.


- Votre but à tous les deux, c'est de nous endormir ou quoi ? Lâcha le démon sur un ton agacé.

La belle panthère qui s'occupait un peu avant de l'enfant, vint tenir compagnie au groupe. Elle aussi voulait jouer, heureusement qu'elle arrivait ! Le combat allait surement être intéressant. Enfin, ce n'était pas ça qui empêchait les deux gugus de continuer à papoter en tout cas...


- Vous dîtes si on dérange hein... Vous voulez que je vous apporte le thé ?

Adonis commençait réellement à s'impatienter. Avec cet ange, il risquait de s'ennuyer vraiment ferme... Le prince des Flammes repartirait une fois le cas du vampire réglé. parce que rester une minute de plus avec ce fou qui ne fait que parler, ce bavard somnifère ambulant, non merci.
Heureusement Eyaël se tourna vers Ayaë et le partisan de Satan pour s'adresser à eux.


- Non sans blague... Maugréa le démon lorsque l'ange jugea bon de le "prévenir" sur la nature du vampire. Il est vrai qu'un vampire qui tenait tête en discussion philosophiques à Eyaël, c'était un vampire vraiment pas normal.

- Ah ben il nous fait la morale et c'est lui qui casse tout ! S'écria le démon lorsque le séraphin passa à l'acte (enfin).

Adonis se décala pour éviter de se prendre le dos de l'ange en pleine poire, puis il posa ses yeux sur le vampire pour voir si ce dernier allait se prendre l'attaque lumineuse dans la tête... ou pas. Apparemment le suceur de sang préférait ne pas mourir tout de suite, il le montra en s'envolant à son tour vers l'ange.
Ahh ben un combat dans le ciel ?


- Bandes d'abrutis ! Ayaë à endormi les gens du bar, pas dehors ! Revenez ! Oh je bouillonne...

Le démon frappa le sol du pied puis il fit apparaître deux ailes noires dans son dos. Il tourna la tête vers la déchue sous forme de panthère.

- Je les rejoins, je peux vous prendre avec moi si vous le désirez.

Il ne doutait pas qu'elle soit assez forte pour bondir, mais à force de sauter elle risquait vite de se fatiguer, surtout si les êtres ailés changeaient toujours de place. Adonis tendait sa main vers elle, porter une panthère serait surement plus simple qu'un humain, quoiqu'un peu plus lourd...

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MessageSujet: Re: Renaissance...   Dim 6 Juil - 16:17

Des copains à elle ? Ça pour faire peur... Elle a de drôles de copains la madame. Enfin ils n'avaient pas intérêt à approcher l'enfant, sinon elle était prête à hurler. Pour la première fois de sa vie, l'enfant venait de voir une panthère cligner de l'œil pour la rassurer. Enfin ça devait surement être pour ça, à moins qu'elle ait une poussière ? Bref. De toute manière c'était également la première fois qu'elle en voyait une. Elle savait ce que c'était car, étant passionnée par les animaux, elle avait appris beaucoup de noms et avait mémorisé beaucoup d'apparence, en qualifiant les dangereuses et les d'inoffensives pour elle, bien que pour la petite, aucun animal n'était capable de lui faire du mal, elle en était persuadée.

Ellena se mit à quatre patte puis elle se faufila sous la table que lui avait indiqué sa nouvelle amie. Par la suite, elle mit la main sur sa bouche en apercevant sa belle gardienne se précipiter vers le méchant vampire. Pourvu qu'elle ne se fasse pas mal ! La fillette avait mal retenu les leçons de magie elfique pour soigner les blessures superficielles... D'ailleurs elle en était incapable, bien trop petite. Si ce grand méchant osait faire du mal à la panthère... Non en fait l'enfant ne savait pas ce qu'elle ferait. Mais elle serait pas contente du tout ! Colomba et Cornac vinrent lui tenir compagnie en observant d'un œil méfiant la scène qui se déroulait devant eux. Ils ne disaient plus rien depuis que le fauve avait "grogné" après eux, il faut dire qu'elle avait du leur flanquer une sacré frousse...

Toujours la main sur la bouche, elle poussa un cri d'horreur lorsque l'imposant ange se mit à briller, puis à attaquer le vampire. Ce dernier s'était d'ailleurs envolé, ils avait détruit le plafond ! Et la madame, elle n'avait pas d'ailes elle... Les deux hommes qui étaient ses "copains" en avaient, ils auraient pu penser à elle ! Enfin la fillette était quand même rassurée, au moins sa préférée n'aurait pas à se battre et à se faire mal.

Dans un élan de colère, Lylie prit le premier objet qui lui vint sous la main, une fourchette ? puis elle sortit de sa cachette pour la balancer le plus fort possible sur le vampire en criant comme une inconsciente.


- Prend ça ! Espèce de mangeur d'enfants !

Evidemment, elle n'atteint pas sa cible. Mais le couvert frôla quand même le méchant de l'histoire, et ce dernier entendit bien sûr les paroles de l'elfe.

- Ton tour viendra ma succulente.. prononça t-il sur un sourire mesquin.

Ellena se leva brusquement, en se cognant à la table mais en faisant mine de rien alors qu'elle s'était faite mal, puis elle se mit à courir vers le félin. Une fois à coté, elle répliqua au vampire.


- Si tu m'touche, elle te saute dessus !

- Lylie, revient !

- Oh bon sang Lylie, arrête de faire la maligne !

Criaient désespérément les deux oiseaux...
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MessageSujet: Re: Renaissance...   Lun 7 Juil - 17:12

L’once au regard vide eut un rictus ironique. Décidément, Eyaël était incorrigible. Alors qu’il se trouvait face à un vampire animé de tout sauf de bonnes intentions, il ne pouvait s’empêcher de jouter verbalement avec son ennemi. Et l’ennemi en question prenait apparemment plaisir à entrer dans le jeu de l’ange... Une situation drôlement inhabituelle. Si inhabituelle qu’elle en faisait presque rire Ayaë, tandis qu’Adonis, lui, s’en agaçait.
Une envie de rire qui se mua soudainement en surprise. Le buveur de sang venait de réussit à faire taire le Séraphin et le contredisant. Décidément, ce vampire était d’une perspicacité rare pour réussir à deviner ainsi la ruse d’Eyaël... Car, oui, en effet, l’ange n’avait pas l’intention de tuer son adversaire, Ay l’avait compris depuis quelques temps déjà. Néanmoins, le Séraphin n’était pas le seul à avoir une dent contre le vampire... Et la déchue était bien moins indulgente que l’ange.


- Tu as raison, vampire... sur un point seulement. Eyaël n’a pas l’intention de te tuer, du moins pas dans l’immédiat. Ce qui est loin d’être mon cas. Je n’ai, vois-tu, pas la finesse d’un ange envers mes ennemis...

Puis Eyaël se mit à concentrer sa magie en vue d’un tir aussi puissant que peu délicat... Enfin, l’aveugle n’allait pas non plus se mettre à critiquer ce que faisaient ses alliés du moment... Non, ce serait d’un mauvais goût inacceptable.
Et, juste au moment de relâcher son tir, le Séraphin s’adressa au démon et à la déchue, dans le but de les prévenir sur ce vampire plutôt inhabituel...


- Je suis aveugle, Eyaël, pas insensible... enfin, sur ce point-là.

Ayaë aurait tout aussi bien pu dire simplement qu’elle était aveugle, le reste découlant de lui-même... Oui, étant aveugle, elle ressentait par ailleurs des choses que les autres n’imaginaient même pas. D’où l’inutilité de la prévenir à cause d’un certain pressentiment...

Mais là n’était plus la question. Le tir d’Eyaël avait en effet, comme la déchue le pensait, fait pas mal de dégâts... Une légère brise semblait d’ailleurs parvenir de là où était censé se tenir le toit... Alors lui aussi avait été détruit ? Quelle discrétion... D’ailleurs, un bruit d’ailes indiqua à Ay qu’un certain ange s’envolait... suivi de près par un certain buveur de sang. Non mais, ils étaient complètement frappés ou quoi ? S’ils sortaient en s’envolant, on les verrait forcément et... Apparemment, Adonis en était également arrivé à ces conclusions, au vu des paroles agacées qu’il criait... Il proposa ensuite à l’aveugle de la prendre avec lui pour rejoindre les deux imbéciles qui s’étaient envolés. Le félin n'allait certainement pas dire non, histoire d'expliquer aux deux protagonistes là-haut qu'il fallait parfois se servir de sa cervelle...


- Je ne dis pas n...

Ayaë s’interrompit brusquement. Impossible, elle... n’allait tout de même pas faire ça ? Et bien si, apparemment... La petite elfe venait de sortir de la table où elle s’était cachée... pour balancer un projectile sur le vampire qui venait tout juste de s’envoler ! Etait-elle folle, elle aussi ?!... Enfin, cela n’aurait pas posé plus de problèmes que ça à la déchue si la gamine s’était contentée de retourner sous la table. Sauf que, bien évidemment, elle fit tout le contraire... et courut vers l’once. Ay, qui était alors prête à bondir sur le buveur de sang, se retrouva ralentie par l’elfe qui s’accrochait à elle...
Le félin bouillait. Tout compte fait, il détestait les enfants. Surtout quand ils se montraient aussi courageusement suicidaires. Et gênants. Néanmoins, il prit sur lui en se retournant vers la fillette, faisant ainsi dos au vampire. Ce qui n’empêchait que les mots qu’il prononçât ensuite n’étaient pas vraiment doux...


- Pourquoi es-tu sortie ? C’est bien de vouloir se défendre, mais tu es encore un peu jeune pour t’attaquer à un méchant comme celui-là... Retourne te cacher tout de sui...

Pour la deuxième fois en quelques minutes, Ayaë fut interrompue. Un grognement terrifiant sortit de sa gueule alors quelle accusait le coup que venait de lui porter le buveur de sang. Bien sûr, il en avait profité, elle lui tournait le dos. En vérité, l’once avait senti venir le coup. Elle avait entendu le vampire s’approcher. L’éviter, malgré sa vitesse impressionnante, aurait été un jeu d’enfant. Sauf que, si elle l’évitait, c’était la petite elfe qui subissait l’attaque du suceur de sang. Pour l’ancienne Ay, le choix aurait été très vite fait : elle aurait sauvé sa peau.
Seulement elle avait changé. Et, à l’étonnement général, elle avait délibérément choisi de ne pas éviter le vampire. Mais ce n’était pas comme si elle se sacrifiait pour rien, non. Le lâche qui avait attaqué le félin par derrière, une fois son coup porté, relâcha, l’espace d’une demi-seconde, son attention. C’était largement suffisant pour l’once.
D’un bond, elle fut sur le buveur de sang sans que celui-ci ait pu prévoir quoi que ce soit. Enfonçant ses griffes dans les épaules de son ennemi afin de s’assurer de ne pas lâcher prise, la déchue lui murmura, dans le creux de l’oreille.


- J’ai horreur d’être interrompue...

Puis, dans un geste d’une fureur animale, ses crocs se refermèrent sur le lobe de l’oreille droite du vampire et l’arracha. Un second bond, et la panthère se retrouva de nouveau devant la petite elfe.
Le lobe ? L’aveugle l’avait recraché quelque part, et il lui semblait bien avoir entendu un petit « flop » juste après... Il devait être tombé quelque part dans un verre ou une tasse... Pauvre humain qui, quand il se réveillerait, découvrirait une drôle de chose dans sa boisson...

Ayaë flancha soudainement. Le vampire l’avait, elle ne savait trop avec quoi, drôlement bien entaillée. Elle sentait une longue plaie plutôt profonde lui parcourir le dos. Et son pelage, d’un blanc auparavant immaculé, si beau, se retrouvait à présent teinté d’une couleur pourpre... Mais l’once se reprit bien vite. Cette blessure n’était rien, et quand bien même elle serait plus grave qu’elle ne le pensait, ce n’était pas le moment de s’en préoccuper. D’ailleurs, le vampire avait lui aussi eu sa dose de douleur. Le cri qu’il avait poussé lorsqu’Ay lui avait arraché le lobe de son oreille droite le montrait très bien. Et, en bonne connaisseuse, le déchue savait à quel point une telle plaie était dure à soigner par la magie... et savait surtout que c’était un endroit qui cicatrisait très mal et saignait abondamment. Pauvre petite vampire...

Pas une seule seconde l’once n’avait pensé à dire à la fillette de ne pas regarder. A vrai dire, elle n’imaginait pas le moins du monde qu’une telle scène puisse ne pas convenir –voir même choquer– à une gamine de 6 ans... Oui, elle n’avait en effet qu’une idée très relative de ce qui convenait ou pas aux enfants... Il faut dire, à sa décharge, qu’elle n’avait jamais vraiment côtoyé d’enfants auparavant.
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Adonis
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MessageSujet: Re: Renaissance...   Lun 1 Sep - 12:56

[Désolé, je vous quitte ^^']

Il avait l'air dangereux, ce qui avait le don d'exciter le prince des Flammes. Ce dernier était redescendu pour attaquer l'once, et Adonis avait été trop préoccupé par les pitreries de l'ange pour interrompre le coup. Le fauve ne semblait pas réellement blessé, en revanche par la suite ce fut le vampire qui eut mal... Très mal... ouuuuh .... Par réflexe et par compassion, le démon porta ses mains à ses propres oreilles, comme pour protéger les siennes au cas où.
Eyaël avait attaqué, Ayaë aussi, maintenant c'était son tour ! Comme les jeux de rôle où le vampire avait une meilleure vitesse qu'Adonis, mais ce dernier avait surement un meilleur chiffre en force. Ah sa jauge est pleine !
Magie --> Brasier --> Sur Vampire.
Adonis se prépara.... Mais il ne fit rien. Non, un bruit de crépitement résonnait dans sa tête.
L'appel ? Ah ben il arrivait au bon moment celui là ! Le prince des flammes prit quand même le temps de lancer sa boule de feu, oui il n'avait pas envie de trop se mouiller...
Les flammes touchèrent le gros méchant pas beau qui dut reculer sous le choc. Bien sur sa brulure se cicatrisa assez rapidement, mais tant pis.

Adonis s'éleva dans le ciel, avant d'adresser un bel aurevoir.


- Ne me prenez pas pour un dégonflé, mais je vois que vous maîtrisez la situation, et l'on vient de m'appeler pour une affaire urgente...

Soit Ewen avait des problèmes, soit il voulait simplement une nouvelle visite. Ses ailes noires dans le dos, sa forme reprenant son apparence humaine, il s'envola vers le ciel mais n'entra pas dans l'espace car il sentait l'appel sur Terre.
Il disparut donc à l'horizon, volant à toute vitesse avec l'espoir de retrouver regard jaune...

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MessageSujet: Re: Renaissance...   

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